Avant de commencer, deux ou trois mots… Ça fait presque de 3 mois maintenant. 3 mois que des gens meurent tous les jours. 3 mois que des villes, jadis berceaux de grandes civilisations, capitales de dynasties, sont assiégés. Et hier, on a atteint un summum de barbarie. L’extrême opposé du raffinement des cours des khalifats damascènes.
Le 29 mai, un jeune adolescent de 13 ans, Hamza Al-Khateb, a été raflé par les forces armées du régime. Il est revenu hier à ses parents, mort. Si cela ne suffisait pas, il est revenu bleu et gonflé à cause des coups, le cou brisé, criblés de balles et le sexe coupé.
Juste une pensé pour toi Hamza, repose en paix. Nous te ferons justice.
Aujourd’hui, vu que je suis partie sur une lignée d’éditos sur la révoltions syrienne, j’ai envie de vous parler de la diaspora Syrienne et de son action.
Il faut savoir que la Syrie est le seul pays au monde à avoir autant de ressortissants sur son territoire national qu’à l’étranger. Il n’y a pas une famille sans membres expatriés. Une partie de cette diaspora est volontaire, mais la majorité est subie. Les gens sont partie pour vivre correctement, parce qu’ils étaient recherchés, ou pour toutes autres motifs peux réjouissants.
Dans de telles conditions, je vous laisse imaginer ce que peuvent ressentir les Syriens qui vivent à l’étranger quand ils découvrent ce qui se passe chez eux. Mais comment se mobilisent-t-ils et que risquent-t-ils ?
Des manifs !
La première action, la plus basique (et pourtant nécessaire), c’est la manifestation. Une manifestation est organisée toutes les semaines à Paris. Des centaines de militants se rejoignent pour montrer leur soutien à la révolution et leur opposition au régime. Tout se passe dans le calme. On retrouve pendant ces manifestations, des gens comme vous et moi, mais aussi des figures plus connues, plus « influentes », de différentes organisations comme celles de lutte pour les droits de l’Homme.
Des collectifs
En parallèle, il y a des comités de soutient au soulèvement Syrien qui se sont formés. Ils sont généralement là pour promouvoir le soulèvement, pour apporter une aide médiatique, ou de façon plus général, pour faire du lobbying dans le sens de la révolution. Un exemple, « le comité du 15 mars pour le démocratie en Syrie » qui a publié sur LeMonde.fr « Appel aux consciences du monde entier pour que cesse le massacre en Syrie ».
Des pensés
Et puis pour finir, on pense à eux. Pas un jour ne passe sans qu’on regarde ses news, sans qu’on pense à eux, sans qu’on se demande si ça va s’arranger vite. Mine de rien, ce n’est pas grand chose, mais c’est mieux que de ne rien faire.
Et les risques ?
Il y en a oui. Il faut savoir que les services de renseignement Syrien agissent même à l’étranger. Des « rapports » sont envoyés en Syrie sur les manifestants et les participants aux comités. Certains manifestants en Belgique témoignent d’avoir vu des gens à l’intérieur de l’ambassade Syrien prenants des photos depuis les fenêtres. Des mails de propagandes sont envoyés directement par l’ambassade (je ne diffuserai pas la copie que j’ai pour protéger les gens l’ayant reçue, mais je peux la fournir à ceux qui la souhaite), pour appeler les gens à dénoncer les manifestants et qui nie formellement le soulèvement en Syrie.
Tous ça pour dire, même à l’étranger, on peut agir et aider !
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